Autodit.io est une plateforme française d'EASM au moteur IA. Elle découvre vos actifs exposés, priorise les risques réellement exploitables et produit la preuve NIS2 et DORA. Notre analyse.
Votre surface d'attaque externe évolue plus vite que vos audits
La plupart des incidents de sécurité ne viennent pas des serveurs que vous surveillez déjà, mais de ceux que vous avez oubliés : un sous-domaine expiré, une API mal configurée, un environnement de test laissé ouvert, une clé d'accès publiée par erreur dans un dépôt de code. Ce « Shadow IT » grossit à chaque nouveau projet, alors qu'un audit de sécurité classique ne fournit qu'une photographie à l'instant T, vite périmée.
Pour les responsables sécurité de PME, de scale-up et d'ETI, l'enjeu est double : voir en continu ce qui est réellement exposé côté Internet, et concentrer les efforts sur les failles qui comptent vraiment. C'est précisément la promesse d'Autodit.io, une plateforme française de gestion de surface d'attaque externe. Cet article fait le point sur son fonctionnement, ses points forts, ses limites et les usages pour lesquels elle vaut le détour, sans survente.
Qu'est-ce qu'Autodit.io ?
Autodit.io est une plateforme d'EASM (External Attack Surface Management, ou gestion de la surface d'attaque externe) éditée en France par NN Technologies. Son principe : adopter le point de vue d'un attaquant pour cartographier tout ce que votre organisation expose sur Internet, puis évaluer et prioriser les risques associés.
Le positionnement revendiqué par l'éditeur est celui d'une solution « 100 % française », dotée d'un moteur IA de détection de vulnérabilités, pensée pour le marché européen et disponible en plusieurs langues. Là où un scanner de vulnérabilités traditionnel se contente de vérifier des actifs que vous connaissez déjà, Autodit.io commence par découvrir les actifs inconnus et le Shadow IT, avant de les analyser. L'approche est « agentless » : rien à déployer sur vos serveurs, l'analyse se fait depuis l'extérieur, de façon non intrusive.
Comment fonctionne Autodit.io ? Les quatre étapes
La plateforme structure le travail en quatre temps, de l'actif inconnu jusqu'à la remédiation prouvée.
- Découvrir. Énumération automatique de tous les actifs externes : domaines, sous-domaines, adresses IP, services cloud et Shadow IT. C'est l'étape qui révèle ce que votre inventaire ignore.
- Analyser. Scan de vulnérabilités approfondi : détection de CVE connues, erreurs de configuration, en-têtes de sécurité, ports ouverts, secrets exposés et contrôles de conformité.
- Prioriser. Scoring du risque fondé sur l'exploitabilité réelle, le contexte métier et la threat intelligence, plutôt que sur le seul score CVSS.
- Corriger et prouver. Étapes de reproduction, recommandations de remédiation et preuve exportable pour suivre la correction dans le temps.
Selon l'éditeur, un scan complet prend de 5 à 60 minutes selon le périmètre, et les premiers résultats de découverte apparaissent en quelques heures.
Les points forts
Une origine française et un hébergement européen. Les serveurs sont hébergés en Europe, chaque client dispose de sa propre clé de chiffrement AES, et l'éditeur indique que les données traitées par l'IA ne servent pas à entraîner ses modèles. Pour les acheteurs sensibles à la souveraineté et au RGPD, ce positionnement est un argument concret à vérifier au regard de vos obligations.
Une priorisation par l'IA qui réduit le bruit. L'atout différenciant d'Autodit.io est son moteur IA. Au-delà du CVSS, il intègre des signaux d'exploitation réelle comme le catalogue CISA KEV et le score EPSS, ainsi que le contexte métier. L'éditeur annonce jusqu'à 78 % de faux positifs en moins : vos équipes voient l'essentiel plutôt qu'une pile d'alertes ininterprétables.
Un coût pensé comme une alternative au pentest annuel. Un audit externe ponctuel coûte généralement entre 15 000 et 80 000 €, pour un instantané. Autodit.io remplace cette dépense par une surveillance continue à une fraction du coût, ce qui facilite le calcul du retour sur investissement en comité de direction.
Une mise en œuvre légère et multilingue. Sans agent à déployer, avec une interface disponible en plusieurs langues et des exports Excel et PDF, l'outil s'intègre à des équipes réduites. Une API REST (et un serveur MCP) permet de connecter les résultats à un outil de ticketing comme Jira ou ServiceNow, selon vos licences.
Conformité NIS2, DORA et ISO 27001
C'est l'un des usages les plus demandés. Les nouvelles obligations réglementaires (voir les ressources de l'ANSSI sur la directive NIS2) imposent une surveillance continue de la posture de sécurité, là où beaucoup d'organisations fonctionnaient encore par audits annuels.
Autodit.io génère en continu des preuves exploitables pour NIS2, DORA, ISO 27001, le RGPD, PCI-DSS et SOC 2 : un rapport NIS2 (article 21) exportable en un clic, un tableau de bord exécutif pour le reporting mensuel, et des alertes immédiates sur les actifs exposés. L'objectif : présenter à l'auditeur une documentation à jour et démontrer une progression entre deux contrôles.
Combien coûte Autodit.io ?
L'éditeur ne publie pas de grille tarifaire fixe et propose des offres personnalisées selon le périmètre, avec support dédié, SLA et options de déploiement sur devis. Le bon réflexe est donc de raisonner en coût comparé : positionnez le prix d'Autodit.io face à ce que vous dépensez aujourd'hui en tests d'intrusion ponctuels, puis évaluez le gain d'une couverture permanente. Pour un chiffrage adapté à votre organisation, adressez-vous directement à l'équipe via le site officiel d'Autodit.io.
Les limites à connaître
Aucun outil n'est parfait, et il faut peser quelques contreparties avant de s'engager.
D'abord, le périmètre est externe par conception : Autodit.io excelle sur la surface exposée à Internet, mais ne remplace pas les contrôles internes (poste de travail, réseau interne, revue de code applicative approfondie). C'est un pilier de votre dispositif, pas la totalité.
Ensuite, certaines intégrations dépendent de votre environnement : les connexions Jira et ServiceNow supposent les licences adéquates, et l'intégration à un SIEM (Splunk, Elastic, QRadar) requiert un connecteur ou un développement spécifique.
Enfin, l'absence de grille publique impose de passer par une démonstration pour obtenir un prix, ce qui allonge légèrement la phase d'évaluation par rapport à un outil en libre-service.
Pour qui est faite la plateforme ?
Autodit.io s'adresse en priorité aux organisations qui doivent tenir une posture de sécurité sans mobiliser une grande équipe :
- Les RSSI et responsables conformité soumis à NIS2, DORA ou ISO 27001, qui ont besoin de preuves continues plutôt que d'un audit une fois par an.
- Les directions techniques (CTO) de scale-up et de PME qui veulent une visibilité complète de leur périmètre et un budget sécurité défendable en chiffres.
- Les équipes SOC et analystes qui perdent trop de temps à trier des faux positifs et cherchent des alertes réellement actionnables.
- Les secteurs régulés (finance, santé, industrie) attentifs à l'hébergement européen et à la traçabilité des preuves.
FAQ
Questions fréquentes
Autodit.io est-il vraiment une solution française ?
Oui, la plateforme est éditée en France par NN Technologies, revendique un positionnement 100 % français, un hébergement 100 % européen et un chiffrement AES propre à chaque client. Vérifiez toujours les détails de résidence des données au regard de vos propres obligations.
Qu'est-ce que l'EASM et en quoi diffère-t-il d'un scanner de vulnérabilités classique ?
L'EASM (gestion de surface d'attaque externe) découvre d'abord les actifs inconnus et le Shadow IT exposés sur Internet, puis les évalue. Un scanner classique se limite aux actifs que vous connaissez déjà : Autodit.io révèle ce qui échappe à votre inventaire.
Le scan risque-t-il de perturber ma production ?
Non. L'analyse est externe et non intrusive : elle observe ce qui est exposé sans lancer d'exploitation destructrice. Aucun agent n'est à installer, et vous ne scannez que des actifs liés à des domaines que vous possédez ou êtes autorisé à évaluer.
Comment l'IA priorise-t-elle les vulnérabilités ?
Au-delà du score CVSS, le moteur intègre des signaux d'exploitation réelle (CISA KEV, EPSS) et le contexte métier. L'éditeur annonce jusqu'à 78 % de faux positifs en moins, pour concentrer les équipes sur ce qui est réellement exploitable.
Autodit.io aide-t-il à la conformité NIS2 et DORA ?
Oui. La plateforme produit en continu des preuves pour NIS2, DORA, ISO 27001, RGPD, PCI-DSS et SOC 2, dont un rapport NIS2 (article 21) exportable en un clic et un tableau de bord exécutif pour le reporting.
Combien coûte Autodit.io ?
L'éditeur propose des offres personnalisées sur devis, sans grille publique. L'approche recommandée est de comparer le coût à celui de vos tests d'intrusion ponctuels (souvent 15 000 à 80 000 € par audit) pour mesurer la valeur d'une surveillance continue.
En résumé
Autodit.io répond à un besoin concret et de plus en plus réglementé : voir en continu sa surface d'attaque externe, réduire le bruit grâce à une priorisation par IA, et produire la preuve de conformité attendue par les auditeurs. Ses atouts, origine française, hébergement européen et remplacement du pentest ponctuel par une surveillance permanente, en font une option sérieuse pour les organisations qui veulent monter leur niveau de sécurité sans alourdir leurs équipes. À condition de garder en tête son périmètre externe et de passer par une démonstration pour obtenir un prix.
Notre conseil : cadrez d'abord votre besoin (conformité, réduction des faux positifs, visibilité Shadow IT), puis demandez une démonstration sur votre propre domaine. Pour comparer d'autres solutions « 100 % françaises », consultez la fiche Autodit.io, explorez la catégorie cybersécurité de l'annuaire et parcourez l'ensemble des logiciels référencés sur Logiciel France.